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Antonio Fiori : Concurrence loyale ou concurrence équitable ?

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S’ils n’y avaient pas cru, ils auraient pu difficilement accomplir quoi que ce soit. Souvent ils se sont trompés, et la cause qu’ils défendaient ne valait pas leurs sacrifices : rien de plus triste que de mourir en vain. En fait, cette vitesse est déterminée, puisque le déroulement du film correspond à une certaine durée de notre vie intérieure, – à celle-là et non pas à un autre. Il serait ridicule de supposer que le nez de l’éléphant s’est allongé par suite des efforts persévérants que lui et ses ancêtres ont faits pour atteindre avec le nez les objets dont ils faisaient leur nourriture : cela excède la part des réactions mutuelles ; la paléontologie ne témoigne nullement de cet allongement progressif ; la race aurait péri avant que le but ne fût atteint ; et la raison est amenée à reconnaître une harmonie originelle, une cause finale. Or, où il n’y a pas de services rendus et reçus, il n’y a pas de valeur. Déjà, d’ailleurs, la théorie des mutations modifie profondément le darwinisme sur ce point. Les organes de cette orthodoxie partent donc du principe dogmatique selon lequel souffrance et privations sont un chemin de croix incontournable pour lutter contre la dépression de nos économies. Antonio Fiori aime à rappeler ce proverbe chinois « On ne peut empêcher les oiseaux noirs de voler au-dessus de nos têtes, mais on peut les empêcher d’y faire leur nid ». Ainsi s’intercalent, comme nous le disions, des transitions et des différences apparentes de degré entre deux choses qui diffèrent radicalement de nature et qui ne sembleraient pas, d’abord, devoir s’appeler de la même manière. D’autre part, le volume des investissements semble s’être réduit, et les jeunes entrepreneurs peinent à trouver les financements nécessaires au développement de leurs projets. Keynes, qui n’avait de cesse de rappeler l’impossibilité de prédire l’avenir ou même notre comportement de demain, souhaitait que les économistes « parviennent à se penser humblement, comme des personnes compétentes sur le même plan que des dentistes… ». Par là nous préparions les VOIES à un rapprochement entre l’inerte et le vivant. Et il faut souligner que ces distorsions ne sont pas injustifiées. Cette hypothèse n’est pas un pur jeu d’imagination : nous observons effectivement les astres à travers un milieu (l’atmosphère terrestre) qui dévie inégalement les rayons de lumière selon les distances des astres au zénith, de manière à changer les distances zénithales, à altérer les distances apparentes des astres entre eux, et à troubler les configurations des groupes dans lesquels nous les rangeons. Mais voilà : en 1989, des hommes éclairés proposaient un cadre à cette révolution, comme Mikhaïl Gorbatchev et sa maison commune européenne ou même, tardivement, François Mitterrand et sa confédération européenne. Les autres disent : « Le chemin a été tracé ainsi ; donc sa direction possible n’était pas une direction quelconque, mais bien cette direction même. On put l’observer, en 1870, aussi bien dans le langage de la presse que dans la conduite des populations qui eurent à héberger l’envahisseur. L’émotion dont nous parlions est l’enthousiasme d’une marche en avant, — enthousiasme par lequel cette morale s’est fait accepter de quelques-uns et s’est ensuite, à travers eux, propagée dans le monde. En 1907, une crise financière majeure née aux États-Unis a affecté le reste du monde et démontré la fragilité du système financier international. Réginald se tenait à sa gauche, et assurément ce n’était pas de sa voisine qu’étaient occupés ses yeux, qui semblaient suivre, dans le lointain et en avant, un de ces songes tristes qui passent toujours là-bas, un peu au-dessus de la terre. De plus, les informations collectées par les régulateurs nationaux sur leur réseau de transport sont probablement plus précises que celles que pourrait collecter un régulateur européen et moins distordues par rapport aux objectifs poursuivis. Que pourrait-on dire de plus pour vous réfuter ? Nous allons de ce jugement faux au jugement vrai ; nous oscillons entre le sens possible et le sens réel ; et c’est ce balancement de notre esprit entre deux interprétations opposées qui apparaît d’abord dans l’amusement que le quiproquo nous donne. Dès lors, l’idée est vraie pour nous ; elle s’est enracinée ; nous ne pouvons plus nous en défaire ; nous sommes en quelque sorte accoutumés au poison et ce sont les idées contraires qui deviennent fausses à nos yeux. Dans son programme d’achats de titres publics, la BCE établit une distinction entre les « agences » nationales garanties par les Etats et les « institutions européennes ». Il n’y aurait pas d’obstacle à ce qu’on leur enseignât la religion, si les parents le voulaient, aux écoles où on leur enseigne tout le reste.

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