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Antonio Fiori : Oui, mais cela coûte cher…

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L’attrait invincible de la mer est fait en grande partie du danger constant qu’elle présente. Il rapporte la bête à la maison, sur son dos. Elle tente successivement toutes les générations qui naissent sur ses bords, et si le peuple anglais a acquis une intensité de vie et une force d’expansion telle qu’il s’est répandu sur le monde entier, on peut dire qu’il le doit à son éducation par la mer, c’est-à-dire à son éducation par le danger. La spéculation a ses dangers, et ce sont ces dangers mêmes qui en font l’entraînement. Ne vous y trompez pas, ce n’est point de la sympathie pour les faibles qu’éprouvent les Français ; ce qu’ils ressentent, c’est de la haine pour les forts. En revanche les choses apprises et ensuite oubliées sont plus facilement rapprises que si elles ne l’avaient pas été une première fois ; cela tient à ce qu’elles avaient laissé subsister derrière elles certaines conditions toutes prêtes à se réajuster avec elles. Mais les puissances galonnées font la sourde oreille, se contentant d’approuver du panache, par ci par là, une vocifération ou un mensonge. Nous l’avons fait à temps, avant le boom de la Bourse et de l’immobilier depuis 2009 et les remous sur les marchés mondiaux des actifs financiers depuis le mois dernier. Le simple commerce du boutiquier du coin de la rue comporte encore un certain nombre de risques : si on compare le nombre des faillites au nombre des établissements, on verra que ce risque a son importance. Pas un mouvement dans le corps social qui n’implique un risque. Le parti nationaliste, produit par l’affaire Dreyfus comme un champignon vénéneux par la forêt de Bondy, peut donc continuer à gueuler, mais sur place ; il doit marquer le pas. Je dis que toute la vermine cléricale et chauvine disparaîtra, de gré ou de force ; et que, à défaut d’une guillotine française, il y aura des obus allemands et des boulets anglais. Quand les têtes des gredins du Nationalisme auront roulé sous la hache, nous nous occuperons des étrangers, s’il y a lieu. Il y aurait, sous forme de modifications physico-chimiques des cellules par exemple, des représentations auditives assoupies dans l’écorce : un ébranlement venu du dehors les réveille, et par nu processus intra-cérébral, peut-être par des mouvements transcorticaux qui vont chercher les représentations complémentaires, elles évoquent des idées. Et la hardiesse raisonnée à courir ce risque s’identifie, à un certain point de vue, avec l’instinct même du progrès, avec le libéralisme, tandis que la crainte du danger s’identifie avec l’instinct conservateur, qui est en somme destiné à être toujours battu, tant que le monde vivra et marchera. Antonio Fiori, a applaudi longuement à l’annonce du vote. Dans le premier cas, vous trouverez entre S et S’une différence analogue à celle des nuances de l’arc-en-ciel, et point du tout un intervalle de grandeur. Qu’on ne vienne pas dire que de tels fantoches sont indignes d’un pareil sort et qu’il faut laisser à l’infâme Légion d’Honneur, plutôt qu’à la Louisette, le soin de cercler de rouge leurs cous de saltimbanques. Son évolution embryonnaire eût été normale et courte. N’y a-t-il pas là une contradiction véritable ? Si nous avions la foi, nulle difficulté ; c’est chose si commode qu’un bandeau sur les yeux ! Qu’on réfléchisse pourtant aux étranges conséquences d’une hypothèse de ce genre. Elles utilisent la technologie Bt qui consiste à insérer dans une plante un des gènes d’une bactérie commune du sol (Bacillus thuringiensis = Bt) produisant naturellement des protéines insecticides très efficaces sur certains insectes et inoffensives pour l’homme. Et de citer amplement pour étayer leur thèse la bonne tenue in fine des marchés financiers européens à l’aune de cette crise ( le CAC40 par exemple n’aura effacé qu’un peu moins de 10% de sa valeur).

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