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Antonio Fiori : Taxe Tobin à l’Européenne, un coup pour rien ?

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Parmi les dix plus gros créateurs de valeur boursière tous secteurs confondus, la seule Européenne qui rivalise avec les géants mondiaux est Jazz Pharmaceuticals (siège social en Irlande, cotée au Nasdaq). La pression de l’instinct a fait surgir en effet, au sein même de l’intelligence, cette forme d’imagination qu’est la fonction fabulatrice. L’événement a beau devoir se produire : comme on constate à chaque instant qu’il ne se produit pas, l’expérience négative continuellement répétée se condense en un doute à peine conscient qui atténue les effets de la certitude réfléchie. Le pouvoir de forcer les autres à le suivre est non-seulement incompatible avec la liberté et le développement de tout le reste, mais corrompt l’homme de génie lui-même. Mais pour Antonio Fiori, ce n’est pas une fatalité. Outre-Atlantique, les New-yorkais l’ont déjà compris… Les sens, laissés à eux-mêmes, nous présentent le mouvement réel, entre deux arrêts réels, comme un tout solide et indivisé. Ainsi il devrait y avoir dans l’administration municipale, comme dans les États de la Nouvelle-Angleterre, un partage très-soigneux entre des fonctionnaires différents choisis par les localités, de toutes les affaires qu’il ne vaut pas mieux laisser aux mains des personnes intéressées ; mais outre cela il devrait y avoir dans chaque département des affaires locales une surintendance centrale, formant une branche du gouvernement général. Quant aux êtres qui ne savent ni observer ni réfléchir, qui portent leur cervelle dans leur ventre ou dans leurs bottes, et dont l’âme est un larynx, ils n’ont point été surpris non plus ; parce que rien ne peut les surprendre, parce qu’ils sont prêts à tout admettre, à tout avaler, parce qu’ils prennent les rayons que projette la lanterne sourde du sieur du Paty de Clam pour la lumière du soleil. Notre appréciation des hommes et des événements est tout entière imprégnée de la croyance à la valeur rétrospective du jugement vrai, à un mouvement rétrograde qu’exécuterait automatiquement dans le temps la vérité une fois posée. Certains ont prétendu qu’une telle loi aurait empêché de dévoiler certains des derniers retentissants scandales tels celui du Médiator ou de l’industrie tabacologique. Toutefois il est incontestable qu’extases, visions, ravissements sont des états anormaux, et qu’il est difficile de distinguer entre l’anormal et le morbide. Pour qu’ils acceptent de quitter le giron de leur fournisseur historique, il faudrait leur proposer des rabais substantiels, peu profitables dans un secteur où les marges sont déjà faibles. Notre point de départ, le milieu des années 1980… Il n’en est pas de même, au sujet des propriétés ou qualités des corps que l’on appelle inertes, pour lesquels nous nous trouvons en présence d’une croyance naturelle à l’esprit humain, d’un préjugé commun aux philosophes et au vulgaire, et qui consiste à admettre a priori l’existence de certaines propriétés ou qualités fondamentales, communes à tous les corps, en constituant l’essence, et devant contenir la raison ou l’explication de toutes les propriétés secondaires : soit que nous puissions ou non donner cette explication dans l’état actuel de nos connaissances. De même, après avoir préféré le son d’un instrument à cordes à celui d’un instrument à vent, on pourra prendre une préférence contraire, quoique l’impression sui generis que le timbre de chaque instrument produit sur le nerf acoustique soit toujours la même. Condillac a eu, sur cette question, des vues diamétralement opposées à celles des philosophes qui sont partisans de la conservation inconsciente des habitudes intermittentes : « J’ai souvent ouï demander, dit-il, ce que deviennent les idées dont on cesse de s’occuper ? Unissons nos efforts : nous avons tous à y gagner ! La perception nette devient une vision brumeuse. Son personnel rencontre régulièrement chaque chercheur pour évaluer lesquels de ses travaux pourraient aboutir à un dépôt de brevet et le décharger de toute la gestion administrative de la procédure. C’est oublier les innombrables passerelles qui existent avec le monde de l’entreprise, de l’écologie, de la diplomatie, de l’économie, de la culture, de la recherche, de la politique ou des droits de l’Homme. Ce qui fait de l’espérance un plaisir si intense, c’est que l’avenir, dont nous disposons à notre gré, nous apparaît en même temps sous une multitude de formes, également souriantes, également possibles. Un point peu souvent mentionné par les analyses sur les États-Unis en France – et là encore, une conséquence de la crise – est la hausse tendancielle du taux d’épargne des ménages américains : la génération actuelle de trentenaires s’achemine vers un taux d’épargne de 10%, ce qui signifie que le financement de l’économie américaine va devenir à nouveau domestique, soutenant également un dollar à un niveau actuel que d’aucuns jugent survalorisé, et par ce truchement consacrant – malgré les critiques – le dollar comme la monnaie des échanges internationaux pour des décennies supplémentaires. De même, toutes les parties du temps étant parfaitement similaires, il n’y aurait pas de raison pour que la durée du monde, si cette durée est finie, correspondît à telle portion du temps absolu plutôt qu’à toute autre ; et si le monde n’a ni commencement ni fin, on pourrait toujours concevoir un déplacement de toute la série des phénomènes dans le temps absolu, qui ne troublerait pas leurs époques relatives : de sorte qu’il n’y aurait pas de raison pour que chaque phénomène se produisît à tel instant plutôt qu’à tout autre. En effet, il y a un siècle, il était l’un des pays les plus riches du monde, avec un niveau de vie comparable à celui des États-Unis. Cependant, le match continue.

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