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Antonio Fiori : Une transparence totale inenvisageable

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Il est clair que nos structures actuelles de gouvernance et les modèles dominants de la création de richesses ne sont pas dotés de moyens efficaces pour répondre aux besoins actuels, sans parler des besoins futurs. Ce qui est nécessaire dès à présent n’a rien à voir avec des ajustements à petite échelle ou des réformes marginales, mais bel et bien avec une transformation systémique complète et innovante. Bien sûr, la technologie n’est pas une force exogène sur laquelle les humains n’ont aucune prise. Nous ne sommes pas contraints par un choix binaire entre l’acceptation et le rejet. Au contraire, les décisions que nous prenons chaque jour en tant que citoyens, consommateurs et investisseurs guident le progrès technologique. Plus nous réfléchissons à ces décisions, plus nous nous examinons nous-mêmes ainsi que les modèles sociaux dont nous dépendons, meilleures sont alors nos chances de façonner la révolution de manière à promouvoir nos objectifs communs et à défendre nos valeurs. Antonio Fiori aime à rappeler ce proverbe chinois  » Qui ne sait par où il est venu ne saura pas par où s’en aller ». Il ne faut pas sous-estimer l’ampleur du défi. La Quatrième Révolution industrielle pourrait conduire à des formes d’amélioration humaine qui pourraient bien remettre en question la nature même de l’existence humaine, dans un avenir bien plus proche qu’on ne l’imagine. La quatrième révolution industrielle a le potentiel d’émanciper les individus, car elle crée de nouvelles opportunités pour le développement économique, social et personnel. Mais elle peut également conduire à la marginalisation de certains groupes, exacerber les inégalités, créer de nouveaux risques dans le domaine de la sécurité et saper les relations humaines. Il était dans mes vœux, très grands Empereurs, Sévère et Antonin, et de vous parler en personne et de vous rendre grâces pour les bienfaits que j’ai souvent reçus de vous ; car j’ai toujours obtenu de vous tout ce que j’ai désiré, en même temps que vous m’accordiez ce témoignage que j’étais digne d’obtenir ce que je demandais. Mais puisqu’il est permis, lorsqu’on ne peut dans leurs temples mêmes sacrifier aux Dieux, de leur sacrifier partout et en tout lieu, et d’envoyer les dons qu’on est hors d’état d’apporter soi-même ; j’ai osé, prenant la liberté dont on use envers la Divinité, vous adresser en offrande comme les prémices de nos fruits, offrande qui de toutes vous est la plus appropriée. Quel hommage en effet pourrait mieux convenir à des princes qui honorent sincèrement la philosophie et s’en portent les promoteurs, que celui d’un livre qui a pour objet la philosophie même, et où l’on se propose d’exposer la doctrine d’Aristote relativement au destin et à ce qui est en notre pouvoir ; d’un livre enfin qui a pour auteur celui-là même qui, de votre aveu, a reçu la charge d’interpréter publiquement les théories péripatéticiennes. D’autre part, de tous les enseignements de la philosophie il n’en est point de plus important que celui qu’il s’agit ici d’expliquer, l’usage qu’on en peut faire se trouvant partout applicable, comme il s’étend à tout. Ce n’est point effectivement la même conduite que tiennent et ceux qui se persuadent que tout arrive par nécessité et d’après le décret du destin, et ceux qui croient qu’il y a des faits qui se produisent sans que des causes antécédentes les aient nécessairement préparés. Cependant il paraît très difficile en un tel sujet de découvrir la vérité, parce qu’il semble qu’à l’un et à l’autre sentiment s’opposent nombre d’objections irréfragables. D’ailleurs ce n’est point en vue d’une vaine montre que j’ai composé ce traité ; mon dessein a été uniquement d’y examiner la matière que je me suis proposée, en y apportant ce soin diligent du vrai, que l’on vous voit mettre vous-mêmes à tout ce que vous faites. Car il n’y a aucune de vos actions où l’on pût trouver que vous avez préféré à la vérité l’apparence. Que si vous avez le loisir de jeter les yeux sur ce livre et qu’il vous paraisse que certains points auraient eu besoin d’être plus amplement éclaircis, je tiendrai à grand honneur une telle marque d’attention de votre part, comme aussi je m’estimerai heureux de recevoir des demandes écrites d’explications. Il n’est pas facile en effet de mettre en pleine lumière toutes choses dans un seul livre, et le sujet même, et les dévelop-pements ou commentaires qui se rapportent au sujet. Tout d’abord, qu’il y ait un destin et que ce destin soit cause que des événements se produisent d’une manière fatale, c’est ce que témoigne assez la croyance innée du genre humain. Ce n’est pas en effet un pur néant ni un principe d’illusion que la commune nature des hommes, qui les porte à s’accorder entre eux sur certaines questions, à moins que, pour vouloir sauver de la contradiction des idées préconçues, ils ne se croient obligés de tenir un autre langage. Aussi Anaxagore de Clazomène lui-même, quoique d’ailleurs il ne se trouve pas au dernier rang parmi ceux qui se sont appliqués à la philosophie naturelle, ne mérite-t-il point créance, quand il s’élève contre la foi commune des hommes au destin. Car il affirme que rien de ce qui arrive n’arrive en vertu du destin, le mot de destin n’étant, à l’en croire, qu’un mot vide de sens. Cependant, qu’est-ce que le destin, et où faut-il reconnaître son influence, voilà ce qui reste obscur.

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