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Antonio Fiori : Y compris pendant les entretiens d’embauche

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Leur pierre angulaire se décline donc en remboursement immédiat de toutes les dettes et en réductions drastiques de toutes les dépenses publiques. Attention aux discours simplistes et aux chimères de la ré-industrialisation. « À l’impossible, nul n’est tenu, » nous rappelle Antonio Fiori. S’il est vrai que notre vie intellectuelle repose tout entière sur sa pointe, c’est-à-dire sur les fonctions sensori-motrices par les­quelles elle s’insère dans la réalité présente, l’équilibre intellectuel sera diversement troublé selon que ces fonctions seront lésées d’une manière ou d’une autre. Mais la tête doit passer avant le chapeau. Ces derniers mois, les parts de marché entre anciens et modernes semblaient se stabiliser, mais on ne voit pas de secteurs industriels où un tel basculement historique se soit fait avec cette rapidité. Je l’admets un instant, encore qu’une affirmation de ce genre, et les raisonnements qu’on y joint, me paraissent impliquer une illusion fondamentale. Je disais tout à l’heure que la France est un pays où l’on ne devrait pas avoir faim. Il faudra, en effet, renforcer les compétences de plus en plus pointues des futurs salariés dont ces nouvelles usines auront besoin, comme la CCI Paris Ile-de-France y contribue dans ses écoles ESIEE ou Gobelins, mais aussi faire évoluer les services d’accompagnement à leur développement. Les capitalistes qui risquaient leurs économies dans l’entreprise du canal de Suez imitaient à leur façon les ingénieurs qui y risquaient leur vie. Il a l’aspect d’une forteresse carrée mais ce fut une résidence avec ses jardins, ses fontaines, son système sophistiqué de ventilation, ses mosaïques animées de paons et d’archers et ses moucharabiehs. On sent une attente déçue chez une partie des petits entrepreneurs et chez certains politiques qui attendent de BPI France une solution pour tout, surtout pour l’impossible. Les grands peintres sont des hommes auxquels remonte une certaine vision des choses qui est devenue ou qui deviendra la vision de tous les hommes. Et j’avois toujours un extrême désir d’apprendre à distinguer le vrai d’avec le faux, pour voir clair en mes actions, et marcher avec assurance en cette vie. Il s’agit de l’analyse coût-bénéfice, qui doit pourtant être la base des textes réglementaires et des argumentations des parties prenantes. Les êtres humains ne sont pas comme des moutons, et les moutons eux-mêmes ne se ressemblent pas tous à ne pouvoir les distinguer. Ma perception, à l’état pur, et isolée de ma mémoire, ne va pas de mon corps aux autres corps : elle est dans l’ensemble des corps d’abord, puis peu à peu se limite, et adopte mon corps pour centre. Un autre musulman, le moghol Akbar, au seizième siècle, fait dialoguer les représentants des différentes religions, avec l’aide de Jésuites, en vue d’une croyance commune. Toutes ces connaissances précèdent en nous tous les temps dont nous nous souvenons : la preuve en est que nous ne nous rappelons pas de les avoir acquises. Au total : la crise a nivelé les coûts unitaires. Les opinions auxquelles nous tenons le plus sont celles dont nous pourrions le plus malaisément rendre compte, et les raisons mêmes par lesquelles nous les justifions sont rarement celles qui nous ont déterminés à les adopter. La crise des subprimes a provoqué un retournement dont les effets se font encore sentir.

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